Sortir de l’Eglise: conséquences concrètes
En 1970, les Eglises évangélique réformée et catholique romaine représentaient, à elles deux, 96% de la population suisse, mais plus que 75% lors du dernier recensement fédéral, en 2000. En revanche, les citoyens sans appartenance religieuse ou refusant une indication à ce sujet, sont passés de 1,5% à 15,5%.
Ces personnes ne sont pas contraintes à l’impôt ecclésiastique, quel que soit le régime cantonal. Mais ce droit ne leur sera reconnu que si elles sont «sorties» de l’Eglise, en faisant la demande officielle auprès de leur paroisse.
Quelles conséquences? Sur le plan financier, l’Eglise évangélique réformée fribourgeoise informe qu’il est réduit de moitié si le demandeur est marié (sauf si la demande émane du couple) et d’un tiers s’il y a des enfants (un tiers pour le mari, un pour l’épouse et un autre pour les enfants). Les paroissiens renoncent évidemment à leur droit de vote, mais celui à un service funèbre religieux reste ouvert selon le vœu des proches.
L’Eglise catholique romaine du même canton est plus ferme. En quittant ses rangs, on renonce aux sacrements, plus particulièrement à l’eucharistie, mais aussi à toute fonction de parrain ou de marraine de baptême et à des funérailles religieuses.
Les deux Eglises rappellent toutefois qu’une nouvelle entrée est possible en tout temps.