Sous la loupe
L’étiquette énergie et ses faiblesses
L’étiquette énergie est un bon indicateur de la gourmandise des appareils. Mais, pour plusieurs raisons, il faut la lire avec un certain recul.
Primo, l’exactitude des données n’est pas toujours au rendez-vous, sachant qu’elles sont basées sur les déclarations des fabricants, sans qu’il y ait de validation d’un organisme extérieur. En 2011, une évaluation européenne des étiquettes avait révélé un manque patent de fiabilité: sur 80 réfrigérateurs et congélateurs contrôlés, 20% ne respectaient pas les deux principaux paramètres, soit la consommation d’énergie et le volume de stockage. En prenant les trois critères supplémentaires en considération – température de stockage, capacité de congélation et délai d’augmentation de la température – 57% des appareils n’étaient pas conformes à leur étiquetage!
Secundo, la marge de tolérance de la norme en vigueur s’élève à 15%. En jouant avec celle-ci, les fabricants peuvent très facilement faire basculer un modèle dans une classe plus économique.
Et, tertio, l’étiquette énergie peut varier en fonction de la taille ou du type de l’appareil. Ainsi, même si un congélateur armoire de 200 litres consomme autant qu’un bahut de 280 litres, il peut prétendre à la même classe énergétique. Il est donc souvent plus judicieux de relever la consommation en kW/h que de se focaliser uniquement sur la classe.