En pratique
Colocataires, mais aussi codébiteurs
Les personnes qui vivent en colocation doivent toutes signer le bail. Dans le cas contraire, il s’agit d’une sous-location, dont les modalités sont distinctes (lire «La sous-location: pas toujours la solution!», BàS 1/2013). Selon la loi, les colocataires sont considérés comme des codébiteurs solidaires. Cette contrainte, imposée par le droit du bail, peut vite poser problème.
Avant de se lancer dans pareille aventure et d’apposer sa signature au bas du contrat, il faut être parfaitement conscient des différents inconvénients. Par exemple, dans le cas où l’un des colocataires refuse de s’acquitter de sa part du loyer, les autres sont tenus d’en régler la totalité au bailleur, au risque de subir les conséquences d’un loyer non payé (rappels, poursuites, etc.). Idem lors de gros dégâts dans l’appartement, même s’ils sont occasionnés par l’un des occupants dans sa propre chambre: la gérance peut réclamer la réparation des dommages à n’importe lequel des colocataires (lire également notre article «Le choix risqué de la coloc’», BàS 6/2012).