EN DÉTAIL
La police ne tient pas compte des tarifs
«L’important, pour nous, est que le travail soit fait et que la zone soit sécurisée le plus rapidement possible, afin que nos agents puissent quitter les lieux, explique Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la Police cantonale genevoise. Mais nous sommes en train d’étudier de nouveaux critères pour sélectionner les entreprises qui collaborent avec nous, en tenant compte, sans doute, des tarifs qu’elles pratiquent.» Le progrès serait de taille, puisque le processus actuel de sélection ignore complètement ce paramètre.
Pour l’heure, les vitriers doivent répondre aux exigences suivantes: offrir un service d’urgence 24 heures/24, avoir un passé sans précédent juridique et présenter un certificat de bonnes mœurs. La société doit aussi produire une attestation de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail déclarant qu’elle est conforme à la CCT en vigueur.
Ainsi, n’importe quelle entreprise capable de satisfaire au cahier des charges peut actuellement être inscrite sur la liste, avec la liberté de pratiquer les tarifs qu’elle souhaite.