Même si le pinot noir est désormais le cépage le plus planté de Suisse, les deux tiers du vin blanc restent du chasselas. Notre palmarès d'un millésime 2012 plutôt flatteur.
S'il y a un cépage qui caractérise la Suisse viticole, c'est bien le chasselas. Il s'en est certes arraché près de 1500 hectares en 15 ans, mais, avec 63% de la surface de blanc plantée, avec 3994 hectares, il reste le...
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Du chasselas, toujours du chasselas… Plus des deux tiers du vin blanc suisse est, aujourd’hui, produit à partir de ce cépage d'origine lémanique, et presque toujours en monocépage. En effet, les assemblages blancs à base de chasselas restent très rares, sous réserve des 10% ou 15% tolérés, selon les cantons, d’un autre cépage ou d’un autre millésime. Peu aromatique, il est difficile de l’assembler sans le trahir irrémédiablement. Pourtant, en 25 ans, le vignoble suisse s’est considérablement transformé. La proportion des surfaces en blanc et en rouge s’est inversée: jusqu’au début des années 1990, 60% du vignoble était planté en blanc et 40% en rouge. Dès 2005, le blanc n’occupe plus que 40% et le rouge 60%.
Avec la libéralisation des droits d’importation (2001), la part de la consommation de vins blancs importés n’a cessé d’augmenter, passant de moins de 20 millions de litres en 1990 à près de 40 millions de litres en 2012. Parallèlement, la consommation de vin blanc indigène a diminué de près de moitié, passant de 80 millions de litres en 1990 à 46,4 millions en 2012. La consommation totale des vins blancs a aussi légèrement fléchi, passant de plus de 90 millions de litres dans les années 1990 (85% de vin suisse) à un peu plus de 80 millions (55,4% de vin suisse), et c'est compter sans les vins mousseux. En 2012, la consommation de vins en Suisse a fléchi de 2,2% (2,8% pour les blancs) et la consommation des vins indigènes est, pour la première fois, tombée sous la barre des 100 millions de litres (97 millions).