Les perles rares et les invendables
Il sort plus de 5000 nouvelles BD par année, mais ce sont les «classiques» qui ont la faveur des collectionneurs, tant pis pour les BD d’auteurs.
Tintin: le petit reporter jouit d’un véritable culte. Les premiers tirages, aux Editions du Petit Vingtième, sont hors de prix. Plus raisonnable, une édition de 1960, par exemple du «Temple du Soleil», est cotée 60 € et peut se négocier deux à trois fois plus en bon état.
Astérix le Gaulois: les éditions originales du héros franchouillard s’arrachent à plusieurs centaines, voire milliers de francs. Jusqu’à la mort de Goscinny, car, à partir du «Grand Fossé», c’est le bide.
Lucky Luke: les albums du cow-boy belge sont une mine d’or jusqu’à la fin des années 1960 aux Editions Dupuis. Ensuite, les tirages explosent et les prix se décomposent.
Gaston Lagaffe: quelques éditions rares publiées dans les années 1960 et des hors-séries se négocient des centaines de francs, voire beaucoup plus. Mais l’inénarrable employé de bureau a également été victime de tirages aussi énormes que ses bévues.