EN DÉTAIL
Quelle pilule choisir?
On ne choisit pas un contraceptif comme un paquet de biscuits. Le gynécologue doit procéder à une anamnèse détaillée de sa patiente, afin d’identifier d’éventuelles contre-indications (tabagisme après 35 ans, maladies cardiovasculaires, migraines, etc.). En effet, toutes les pilules combinées accroissent le risque thromboembolique, en particulier lors de la première année. Celles de troisième et quatrième générations multiplient ce risque par deux par rapport à celles de deuxième génération, selon Swissmedic. C’est pourquoi les spécialistes recommandent de les prescrire en seconde intention seulement, lorsque la patiente ne supporte pas une pilule de deuxième génération ou à sa demande et après une évaluation des risques. Recommandation qui ne semble pas toujours suivie par les médecins, puisque les pilules de troisième et de quatrième générations continuent d’être largement prescrites en Suisse.
Dans les cas où les œstroprogestatifs ne sont pas indiqués, la pilule progestative, peut être une alternative. Elle doit être prise en continu et supprime donc l’apparition des règles.