Des importations en forte croissance
Entre 1999 et 2000, soit avant la libéralisation des importations, la Suisse avait importé 19 millions de litres de vins blancs (sans les vins industriels). Dès 2010, la barre des 30 millions de litres est franchie (32,5 en 2012).
En 2011, les vins d’Italie et d’Espagne, ensemble, représentaient pour la première fois plus de la moitié des vins blancs importés, soit 27,6% pour l’Italie et 23,4% pour l’Espagne. Selon les chiffres de 2012, publiés récemment, l’Italie a maintenu son niveau, avec près de 9 millions de litres de blanc, tandis que l’Espagne, avec 5,42 mio, régressait fortement.
A quel prix ces vins sont-ils importés? En moyenne à 2.73 fr. la bouteille, frais de transport inclus jusqu’à la frontière suisse, précise l’Administration des douanes. Les blancs italiens valent en moyenne 2.90 fr. la bouteille et ceux d’Espagne, moins de la moitié, soit 1.31 fr.
En comparaison avec le tableau ci-dessous, on mesurera la marge réalisée par les revendeurs… Sur le moteur de recherche www.wine-searcher.com, on trouve, en vente en Europe et aux Etats-Unis, du verdejo Marqués de Riscal à moins de 8 fr., du Basa entre 7 et 10 fr., comme le Costamolino.
Pas étonnant que les vignerons suisses soient fâchés par ces importations qui frappent de plein fouet la production indigène: la consommation des vins blancs suisses a chuté de 65,4 millions de litres en 1999-2000 à 48 mio en 2011, pour 38,2 mio de vins blancs étrangers, un record. Les chiffres 2012 seront connus à Pâques.