L’offre des supermarchés en vins doux s’étoffe. Et les producteurs suisses n’ont pas à rougir de leurs vins liquoreux. La preuve par notre dégustation de fin d’année.
Ah, les vins liquoreux, nectars de fête par excellence! Hormis les Italiens qui leur ont trouvé le joli qualificatif de «vins de méditation», repris à tort et à travers, on ne sait trop s’il faut les servir avec des...
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Le consommateur déplorera, à juste titre, le manque d’informations sur les étiquettes et les contre-étiquettes (quand il y en a!) des vins liquoreux. Pas de mention de la méthode de vinification – vendange tardive de raisins surmaturés sur les ceps, passerillage (soit raisins cueillis et séchés dans un local ventilé, comme le Château d’Allaman); cryoextraction (soit raisins congelés et pressés) –, ni des deux paramètres indissociables de l’alcool: la richesse en sucre et le taux d’acidité. Même sur les sites internet des producteurs, ces éléments ne figurent généralement pas… Exception notable, le Mitis, qui affiche 122 g de sucre résiduel, 6,3 g d’acidité et 14,6% de volume.
Chiffres encore: les vins liquoreux sont conditionnés en bouteilles de 75 cl, 50 cl ou 37,5 cl. Pour y voir clair, nous les avons étalonnés sur 1 décilitre (dl). Cette mise à niveau, permettant une comparaison pour le consommateur, sera obligatoire dès le 1er janvier 2013, selon la législation fédérale modifiée en septembre. La mention du «prix unitaire», en principe au décilitre plutôt qu’au litre, doit figurer non pas sur la bouteille, mais sur une étiquette, dans les rayons, sauf pour les multiples de l’unité (20 cl, 50 cl, 100 cl). Ce compromis au service du consommateur a permis de «sauver» la bouteille de 70 cl, la demi-bouteille de 35 cl et le «pot vaudois» de 140 cl. Ces contenants ne sont désormais autorisés que sur le marché suisse.