Un joyeux mélange entre Sion et Aoste
La surface cultivée en Valais en cornalin (121 ha) est en train de rattraper celle d’humagne rouge (129 ha), mais les deux cumulées restent confidentielles, puisqu’elles représentent moins de 10% des 3100 ha plantés en rouge en Valais.
L’ADN a permis de départager le cornalin du Valais de l’humagne rouge et de remonter à leurs sources. Le généticien valaisan José Vouillamoz a ainsi pu déterminer, il y a bientôt dix ans, que ce que les Valaisans appellent «cornalin» devrait se nommer, en fait, «rouge du pays», comme c’était le cas jusqu’en 1972, date où il faillit disparaître. Les parents de ce «rouge du pays» valaisan sont deux variétés valdôtaines, le mayolet et le petit rouge. Et ce que les Valaisans nomment «humagne rouge», est un(e) enfant de ce «rouge du pays», que les Transalpins nomment, eux, «cornalin». Vous suivez? Si vous avez besoin d’un arbre généalogique, José Vouillamoz, avec Giulio Moriondo, l’ont dessiné dans un savant ouvrage, «Origine des cépages valaisans et valdôtains, l’ADN rencontre l’Histoire», paru aux Editions du Belvédère à la fin de 2011.
Mais l’œuvre de sa vie, le Valaisan José Vouillamoz la publie cet automne, avec les journalistes anglaises Jancis Robinson et Julia Harding, sous le titre de «Wine grapes». Pour l’instant, ce dictionnaire, qui décrit près de 1368 cépages, classés par ordre alphabétique, n’existe qu’en version anglaise. Le descriptif de cet ouvrage de référence (1240 pages, trois bons kilos!) figure sur le site
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