Un marché des vins suisses très tendu
Le franc fort qui fait le jeu des importations, des prix tirés vers le bas par l’arrivée d’Aldi et de Lidl, des actions dans les grands magasins à tort et à travers, une consommation 2011 en baisse et des vendanges abondantes: les producteurs suisses ne sont pas à la fête, en ce début de 2012.
Milieux vitivinicoles valaisans comme vaudois planchent pour adapter l’offre à la demande, seule clé pour assurer la viabilité du secteur en Suisse, puisqu’il n’y a pas de marché d’exportation (1% de la production). Il est trop tôt pour dire si les négociations aboutiront à la baisse quasi certaine des quotas de production. La météo de 2012 peut réguler à elle seule les choses. Ce que n’a pas fait 2011: selon les chiffres publiés par Berne à la mi-avril, la vendange 2011 a augmenté de 8,6% en Suisse (Valais: + 8,9%; Vaud: + 7%; Genève: + 11,8%), tandis que la consommation a, elle, baissé de 2,3%. Et les importations de vin blanc ont, une fois encore, légèrement augmenté.
Avec une baisse de la consommation de vin blanc indigène de 4% et une augmentation de celle des crus étrangers de 2%, la part suisse au marché tombe à 55%. Contre 85%, il y a vingt ans, avant l’ouverture des frontières!