
Epargner coûte (trop) cher
Les comptes en ligne permettent de sérieuses économies. Les banques cantonales l’ont bien compris.
C’est le monde à l’envers. Avec des taux d’intérêts proches du zéro absolu, non seulement les comptes privés ne rapportent plus que des cacahuètes, mais coûtent un saladier au déposant. Pour un scénario précis,...
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Le détail du scénario
Pour évaluer les coûts des institutions bancaires, nous avons établi un scénario pour un client lambda. Celui-ci dispose d’un seul et unique compte privé faiblement rémunéré (A), ouvert au début de février 2011, avec un capital moyen sur son compte de 2500 fr. Il a une carte de débit (B) avec laquelle il règle ses achats sept fois par semaine dans divers commerces suisses (C), retire régulièrement de l’argent au bancomat de sa banque, mais aussi deux fois par mois dans un appareil de la concurrence: sur l’année, douze fois dans une banque cantonale, douze fois dans une autre banque suisse (D). Il fait un virement de 500 € sur un compte personnel en France (E).
Toutes les fins de mois, il fait ses paiements par internet (F), paie son loyer via un ordre permanent (G) et son assurance maladie par un recouvrement direct (LSV) (H).
Méticuleux, il exige un avis détaillé mensuel qui précise tous les paiements du mois par courrier (I).
Certaines de ces opérations sont comprises dans le forfait de gestion (J), mais pas toutes. Au 31 janvier 2012, il décide de quitter sa banque (K) et de transférer son argent à la concurrence (L).
Ensemble, les onze opérations (de B à L) représentent la somme des frais du compte (M), lesquels sont très légèrement atténués par les intérêts perçus entre le 1er février 2011 et le 31 janvier 2012 (N). Le total (O) représente la somme qu’il aura finalement payée.
A titre de comparaison, nous avons refait les calculs pour un compte traditionnel sans l’option internet (P).
