La bête noire des vignerons suisses
Entre 2002 et 2010, la consommation des vins blancs a légèrement baissé en Suisse, passant de 89 à 87,5 millions de litres. Durant cette période, la consommation des vins blancs étrangers croissait de 27 à 37,5 millions de litres, tandis que celle des suisses chutait de 62 à 50 millions de litres.
Les importations annuelles de vins blancs étrangers sont passées de 17 millions de litres en 1990 à 31 millions en 2010. Ce record pourrait être battu en 2011. A la fin de novembre, on frisait les 30 millions de litres, soit une augmentation de 2,5% sur 11 mois.
La moitié des vins blancs est importée en vrac, l’autre moitié en bouteilles. La valeur du vrac est de moins de 1 fr. par litre (0.87 ct. par litre, courant 2011, en raison de la faiblesse de l’euro). «Certains de ces vins achetés très bon marché sont vendus cher, constate Thierry Walz, vice-président de l’Interprofession de la vigne et des vins suisses et directeur de la Coopérative vaudoise Uvavins. En maintenant un prix élevé des vins étrangers, les grands distributeurs nous disent, parfois, qu’ils subventionnent les vins suisses…»
Il faut ajouter que, entre 2008 et 2010, le vignoble suisse a connu de petites vendanges: 2011 se situe 5% plus haut.