L’amarone rejoint le haut du panier italien
A partir du millésime 2010, l’amarone rejoint le peloton de tête des DOCG, dénominations d’origine contrôlée et garantie, à l’égal du chianti classico, du brunello di montalcino, du barolo ou du barbaresco.
Durant 15 ans, les producteurs se sont étripés, avant d’accoucher d’un règlement («disciplinaire») complexe. L’amarone est composé de corvina (45% à 95%, mais avec 50% au plus de la sous-variété corvinone) et du rondinella (5 à 30%). L’appoint d’autres cépages peut monter à 25%.
Ces raisins doivent afficher 11% d’alcool au moins à la vendange et atteindre 14% au minimum grâce au passerillage. Mais l’amarone peut grimper à 16%, voire au-delà. Il peut aussi contenir jusqu’à 12 grammes au litre de sucre résiduel (non transformé en alcool). Et, plus le degré d’alcool monte, plus la tolérance de sucre augmente. Cette échelle progressive, qui libère la tentation d’amadouer l’amarone, est contestée par plusieurs producteurs traditionnels.
Entre 2009 et 2010, les ventes d’amarone ont bondi de 9 à 13 millions de bouteilles. La production de raisin à cette fin a augmenté de 50% en 12 ans et celle du vin a été multipliée par quatre. En 2010, un moratoire de trois ans a été décrété pour la plantation de nouvelles vignes.
Et le «consorzio» va lutter contre la fraude des «faux amarones».