Des appellations en complète redéfinition
En 2007 déjà, l’appellation régionale générique Languedoc a commencé à se mettre en place. Elle remplacera, à terme, les Coteaux-du-Languedoc, dès 2012.
Parallèlement, huit zones pédoclimatiques ont été délimitées, qui deviendront des appellations d’origine protégée indépendantes. On y retrouvera, notamment, les vins du pic Saint-Loup et de La Clape, mais sans les mots «Coteaux-du-Languedoc».
L’idée est d’obtenir une pyramide avec les IGP à la base (IGP Pays d’Oc), puis l’appellation régionale Languedoc, ensuite, les appellations existantes, comme l’AOP Minervois, mais aussi Corbières et Saint-Chinian et, au sommet, des appellations communales, voire des crus.
A chaque «étage» correspondent des exigences différentes, figurant dans un cahier des charges, réglementant l’encépagement, le rendement par hectare, les usages de vinification, etc.
Actuellement, les 250 000 hectares du Languedoc (16 fois la surface du vignoble suisse!) produisent près de 13 millions d’hectolitres de vin, dont seulement un dixième est classé en AOC (AOP). Soit, selon le Guide Hachette des vins 2012, 27% d’AOC/AOP, 70% d’IGP (ex-«vins de pays») et 10% de vins sans indication géographique.