Une montée en gamme bien orchestrée
Jusqu’à la fin de juillet 2009, le prosecco était le nom d’un cépage et du vin dont il est issu. Comme les noms de cépage ne peuvent pas être protégés, les producteurs ont préféré modifier son nom. Ainsi, le «pucinum» des Romains est devenu «glera». Il doit entrer à 85% au moins dans la composition du prosecco.
Les producteurs de la région de Trévise ont de l’ambition: 15 communes, comprises entre Conegliano et Valdobbiadene, ont passé en D.O.C.G., l’élite des appellations d’origine italiennes. Naguère, elles n’étaient qu’une trentaine, alors qu’on en compte 62 aujourd’hui!
En 2009, 160 élaborateurs ont mis sur le marché 51,6 millions de bouteilles de prosecco, contre 31,6 millions en 2003. D’un bon rapport qualité-prix (moins de 5 euros en supermarché en Italie, contre 27,5 euros en moyenne pour un champagne), il gagne des parts de marché: la Suisse en a importé, en 2010, un peu plus de 9,5 millions d’Italie, contre 6,7 millions de France et 3,3 millions d’Espagne. Les mousseux ne représentent que 8% des importations totales de vins rouges et blancs (soit deux tiers de la consommation suisse). Il n’existe aucun chiffre officiel pour les mousseux d’origine suisse.