Comment ça marche
L’obligation convertible est une obligation classique, mais qui offre à son détenteur la possibilité de l’échanger en cours d’exercice contre une ou plusieurs actions de la société émettrice.
Le souscripteur profite donc des avantages d’une obligation: il touche chaque année des intérêts (le coupon) et se fera rembourser, dans le pire des cas (faillite exceptée), le prix de l’émission.
Mais, comme ses obligations sont échangeables, le plus souvent en permanence, contre une ou des actions, il se trouve aussi dans la situation d’un actionnaire direct, puisque le cours de la convertible va suivre celui de l’action en cas de hausse, ce qui va lui permettre de réaliser une plus-value, sans avoir pris les mêmes risques.
La faille? Si la société émettrice fait du surplace ou perd de la valeur, l’investisseur fera, in fine, une moins bonne affaire que s’il avait placé son argent dans des obligations classiques mieux rémunérées, mais il ne perdra rien. Et si, au contraire, l’entreprise fait un tabac, il fera un bénéfice moins important qu’un actionnaire direct. Le compromis a donc un prix, mais l’histoire récente semble qu’il en vaut la chandelle.