Le choix du cadre est déterminant
La pose de triples vitrages ne vaut rien si les cadres ne sont pas bien isolés. En effet, la perte de chaleur de certains d’entre eux est telle qu’elle peut diminuer les avantages énergétiques escomptés. Pour bien choisir, il faut donc aussi se renseigner sur la valeur U (perte thermique par m2) des cadres et des fenêtres complètes. Le label Minergie Module Fenêtres constitue une bonne aide d’achat, puisqu’il garantit que la valeur U du verre est inférieure à 0,7 W/m2K et que celle de la fenêtre complète ne dépasse pas 1 W/m2K.
Il existe des cadres de fenêtres efficaces aussi bien en PVC qu’en bois. Ce dernier matériau, plus écologique, a l’avantage de préserver le cachet du bâtiment, mais coûte plus cher et nécessite davantage d’entretien en raison de sa sensibilité aux intempéries. Quant au PVC, il est certes moins cher, mais sa durée de vie est inférieure au bois. Pour des raisons techniques, les cadres en PVC sont généralement plus larges et invariablement blancs, ce qui peut constituer un problème esthétique, selon le style de la maison.
Penser à aérer
Avec des fenêtres à triple vitrage se pose le problème de l’accumulation d’humidité, et donc de moisissures dans la maison. Ce qui rend d’autant plus importantes les mesures d’hygiène usuelles, lesquelles préconisent une grande aération (cinq à dix minutes), deux à trois fois par jour. Le problème est moins important dans les maisons dont les façades ont aussi été efficacement isolées, car les murs intérieurs sont moins froids. Dans tous les cas, il faut éviter de laisser une fenêtre entrouverte en permanence en hiver, ce qui gaspille 200 litres mazout.