Le vin suisse plonge dans le rouge
L’évolution du marché du vin suisse n’est pas réjouissante. Les chiffres publiés par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) le montrent. Si la consommation des vins blancs indigènes (49 millions de litres) a fléchi de 3,8%, celle des vins rouges (54 millions de litres) a reculé de 5,4% en 2009 par rapport à 2008. Pour l’année 1999-2000, l’OFAG saluait une hausse de la consommation sur douze mois, pour le blanc comme pour le rouge. En dix ans, la consommation de blanc indigène a baissé de 25% et celle de vin rouge, de 8,5% – à l’époque, on en avait consommé quelque 59 millions de litres. Autre indicateur pessimiste: les stocks sont abondants, à la hausse par rapport à 2008 (3,5 millions de litres de plus en blanc, 4,6 millions de litres de plus en rouge), ce qui représente une réserve de 19,5 mois en blanc et de 20,2 mois en rouge, «alors que 18 mois sont considérés comme l’optimum», selon l’Interprofession de la vigne et des vins suisses. Il y a dix ans, l’OFAG se félicitait que les stocks ne dépassaient, ni en blanc ni en rouge, 12 mois, soit une couverture répondant à un «marché équilibré».