
13 taux de change: trop fort, le franc suisse!
Nombre d’investisseurs privés sous-estiment l’importance du risque de change sur le rendement de leurs placements.
Le marché des changes peut s’avérer redoutable pour les petits investisseurs privés. L’un de nos lecteurs, Franz L., en a fait l’expérience malgré lui. Séduit par un taux d’intérêt annoncé de 6,375%, il s’est...
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Protection contre les risques de change
Le risque de change n’est pas lié uniquement aux investissements réalisés en dehors de la monnaie nationale: un fonds d’actions en francs suisses peut aussi présenter un risque de change. C’est notamment le cas des fonds de matières premières libellés en francs suisses, car ces dernières sont négociées en dollars au niveau mondial. Donc en investissant sur du pétrole, par exemple, on s’expose à des pertes si le prix du baril monte, alors que celui du billet vert baisse.
Comparez avant de changer
Le cours du change peut varier d’un établissement à l’autre, voire d’une filiale à l’autre! Si l’euro est généralement plus avantageux en zone frontalière, les taux servis dans les aéroports peuvent en revanche s’avérer redoutablement défavorables. Mieux vaut donc comparer avant de se décider: 100 € coûtaient, le 15 février dernier, de 148.25 fr à 165 fr.
Mieux vaut aussi changer son argent auprès de la banque dont on est client. Certains établissements taxent, en effet, les non-clients (voir tableau). Les plus voraces (UBS, Credit Suisse, la Banque cantonale de Berne et la Banque cantonale de Genève) demandent de 5 fr. par transaction. A l’autre extrême, les Banques Cantonales de Neuchâtel, de Fribourg, du Jura, la Raiffeisen et la Banque Migros ne facturent aucun frais de change.
Et, bien sûr, on pourra encore économiser quelques francs supplémentaires en suivant scrupuleusement l’évolution des cours et en achetant au moment opportun.
