Un cépage en quête de reconnaissance
Le merlot, mentionné dans le Libournais pour la première fois en 1783, est un cépage relativement récent. On sait depuis peu, grâce à un test de paternité (ADN), qu’il est fils du cabernet franc, originaire de la Loire, et de la magdelaine noire des Charentes. Par son père, le merlot est donc un demi-frère du cabernet-sauvignon et, par sa mère, du malbec, deux cépages largement implantés dans le sud-ouest de la France.
En Suisse, le merlot (1018 ha) réussit mieux que le cabernet sauvignon (62 ha) ou franc (52 ha) et que le malbec (10 ha). Présent dans 15 cantons, il progresse en Valais (85 ha), à Genève (36 ha) et Vaud (30 ha). Et c’est à Lugano qu’est né le concours Mondial du Merlot, en 2008. Pour sa deuxième édition, près de 300 vins de 23 pays ont été jugés, à la mi-novembre 2009. Des vins de dix cantons suisses étaient en lice, mais le Tessin s’est taillé la part du lion. Le titre de meilleur merlot du concours est revenu à un vin slovène de 2005 (de la cave Vinakoper) et celui de meilleur millésime ancien, à un vin roumain (un 2001 du propiétaire italien de Vinarte dans le Dealu Mare). On peut déplorer que les Français restent discrets par rapport à ce concours.
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