A boire et à manger
Du caviar, seul ou avec des blinis (galettes) à la crème fraîche, ou des blinis au saumon et des poissons fumés peuvent s’accompagner de vodka, servie entre 2° et 4°. Les Russes «la buvaient cul sec», rappelle Alexis Lichine.
Le Bloody Mary a assuré le succès de la vodka aux Etats-Unis: bien mélanger 2 mesures de vodka, 4 de jus de tomate, 2 cuillères à café de jus de citron, 2 traits de sauce Worcester et un trait de sel de céleri.
Une progression au détriment des alcopops
En 2008, 80% des spiritueux consommés en Suisse étaient importés (+8% par rapport à 2007). Le whisky reste en tête, avec 18 545 hl d’alcool pur, l’unité de mesure appliquée par la Régie fédérale des alcools. La vodka suit avec 13 901 hl.
Si l’importation de whisky a augmenté de 10% depuis 2005, celle de vodka a progressé de 47%! S’ajoutent, depuis 1999, les vodkas suisses, comme la vaudoise Link (9e) ou la Xellent (12e). Elles entrent dans les 1000 hl d’alcool pur des producteurs professionnels.
Mais la Régie fédérale des alcools, qui a recensé quinze producteurs pour 53 000 litres de «whisky suisse», n’est pas en mesure de donner des chiffres pour la vodka indigène. Ce qui est sûr, c’est que la vodka a pris, en Suisse, la place des alcopops (mélange tout prêt de jus de fruits et de spiritueux), fortement taxés à l’importation, et en régression de 22% entre 2005 et 2008 (960 hl d’alcool pur).
Un alcool neutre est un produit de substitution, sans compter les innombrables vodkas aromatisées… Autant dire que la vodka, interdite à la vente aux moins de 18 ans, est à consommer avec une sage modération.