
Des taux bas pour bétonner l’avenir
Heureux ceux qui négocient une hypothèque actuellement, ils profiteront de taux très bas, à condition de miser sur le bon cheval.
L’effondrement des marchés boursiers a entraîné dans leur chute les taux hypothécaires, qui ont rarement été aussi avantageux (voir tableau). Une aubaine pour les propriétaires qui doivent négocier un nouveau...
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Une ou plusieurs tranches
Les experts divergent sur les stratégies à adopter. Pour Roland Bron, directeur de VZ VermögensZentrum pour la Suisse romande, il faut diviser l’hypothèque en plusieurs tranches pour diversifier les risques: «Une partie du crédit est bloquée sur la durée (entre sept et huit ans au moins) à des conditions actuellement très intéressantes. L’autre suit le Libor, aussi très avantageux aujourd’hui.» En cas de forte hausse, on la convertira en crédit à taux fixe (lire TCF 11/2008).
Stéphane Defferrard, administrateur de Defferrard & Lanz SA pondère sa réponse. «En cas de prêt à plusieurs tranches, lors du renouvellement de la première tranche qui arrive à échéance, l’établissement financier a tout loisir d’augmenter sa marge. Le propriétaire n’a en effet aucun moyen de pression pour la négociation, car les autres tranches sont toujours en place et il coûterait trop cher de les résilier.»
En revanche, si un prêt est réalisé en une seule tranche, le client a un pouvoir de négociation important, car il peut changer d’établissement, et donc faire jouer la concurrence. Attention toutefois: le choix d’une ou de plusieurs tranches dépend aussi de la capacité à amortir le prêt si les taux sont élevés au moment du renouvellement.

