L’actualité du beaujolais entre ombre et lumière
Un jour après notre dégustation tombait le verdict dit de la «surchaptalisation». Une cinquantaine de viticulteurs ont été condamnés par un tribunal de première instance à de lourdes amendes jusqu’à 30 000 fr. pour avoir ajouté dans des vins du millésime 2004 davantage de sucre que la quantité tolérée (soit une chaptalisation maximale de 2 degrés d’alcool).
Le lendemain, le salon Arvinis, à Morges, présentait son hôte d’honneur, «Expressions d’origine, domaines et châteaux en Beaujolais». Quinze producteurs, plus ou moins grands, plus ou moins célèbres (dont le Château de La Chaize, le Château des Jacques, mais aussi Jean-Paul Brun ou Pierre-Marie Chermette), se sont unis, à la fin de 2008, pour redorer le blason des crus du Beaujolais. Le président du groupement, Dominique Piron, en apprenant le résultat de notre dégustation, n’a pas été surpris. L’interprofession fait régulièrement prélever des flacons de vin dans les supermarchés et les fait redéguster. «Les plus mauvais exemples venaient de Suisse», se souvient ce dernier, impliqué récemment encore dans cette démarche de «suivi aval de la qualité». Désormais, dit-il, «la nouvelle quête de l’excellence» des vins du Beaujolais passe par des domaines clairement identifiables. A vérifier à Morges, du mercredi 22 au lundi 27 avril (
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