12 after-shave: les bons ne sont pas les plus chers
Notre test révèle que, sur les douze produits passés sous la loupe, seuls trois contiennent des substances potentiellement nocives.
Au rayon des produits après-rasage, les fabricants ont tout loisir de faire mousser leur imagination. Ils profitent d’une législation très souple pour multiplier les appellations et prêter à ces after-shave,...
EN DÉTAIL
Les critères du test
Nous avons confié l’analyse des douze baumes après-rasage au Laboratoire Eurofins, à Hambourg, en Allemagne, afin de rechercher les substances indésirables suivantes.
- Formaldéhyde – Cet agent conservateur est absorbé par la peau ou les voies respiratoires, qui peuvent être affectées. Il est toléré en cosmétique jusqu’à une concentration de 2000 mg/kg. Inhalée, cette substance allergène peut provoquer le cancer.
- Parfums allergènes – 26 parfums hautement allergènes doivent être déclarés dans la composition des cosmétiques depuis 2007. Ils sont classés en quatre catégories en fonction de leur agressivité (de A à D).
Un seul produit du test appartient à la catégorie B (HMPCC). Les parfums du groupe C et D n’ont pas entraîné une pénalité dans l’appréciation globale. - Composés de muscs polycycliques – Ils s’accumulent dans le corps humain ainsi que dans l’environnement et se décomposent mal. Certaines substances peuvent en outre perturber le patrimoine héréditaire, le métabolisme cellulaire et influencer le taux hormonal. La loi ne fixe pourtant pas de limites maximales.
ACHETER FUTÉ
Méfiez-vous des appellations: lisez les étiquettes!
After-shave, baume, crème, gel, fluide, émulsion, lotion, eau de rasage, etc. L’étendue des appellations a de quoi rendre perplexe: «Il n’existe aucune disposition légale sur la façon dont chacun de ces produits doit être désigné», confirme Sabina Helfer, de l’Office fédéral de la santé. Ni l’apparence ni la fluidité du produit ne permettent donc de tirer des conclusions sur leur teneur en alcool. En clair, les publicitaires ont carte blanche pour doper les ventes avec des expressions très imagées et prometteuses.
Le terme «baume» après-rasage, qui suggère déjà un effet particulièrement relaxant et calmant, en est un bon exemple. A l’inverse, les adjectifs «revitalisant», «rafraîchissant» ou «tonifiant» sont choisis pour traduire la sensation due à l’évaporation de l’alcool. Au final, quel que soit son choix (produit avec ou sans alcool, notamment), le consommateur avisé ferait mieux de se fier à la composition du produit. Elle seule permet de ne pas se laisser induire en erreur par le nom parfois fantaisiste du produit.




