Dans le maquis des appellations d’origine (AOC)
Sur les 300 000 hectares du Languedoc-Roussillon (vingt fois le vignoble suisse), de Nîmes, aux portes de la Provence, à Limoux, au pied des Pyrénées, le gros des 15 à 20 millions d’hectolitres produits, bon an, mal an, devrait rester en «vin de pays». Une nouvelle appellation régionale commune «Languedoc» constitue, dès le millésime 2007, le socle de la pyramide. Les AOC actuelles (Corbières, Minervois, Côtes du Roussillon, soit 20% de la production annuelle) subsistent. Au sommet, des AOC communales font leur apparition, sonnant le glas des Coteaux du Languedoc actuels, parfois suivis d’un nom de village ou de cru (par exemple, La Clape, ou Saint-Chinian).
Autre nouveauté: la catégorie «Vin de Pays Vignobles de France» a été créée en 2007. Elle permet l’assemblage de vins de cépage de toute la France, sans millésime. C’est le cheval de bataille du groupe Chamarré, coté en Bourse depuis la fin de 2007 et ravitaillé par 10 coopératives, dont Val d’Orbieu (créatrice de La Cuvée Mythique) et le Cellier des Dauphins (Côtes-du-Rhône). Ses cuvées sont très mal classées, telle la Shiraz-Grenache-Merlot, ou pas qualifiées, telle la Cabernet-Sauvignon-Shiraz-Merlot. Et, pourtant, l’objectif visé en Suisse est d’en vendre 100 000 bouteilles sur plus de 5 millions produites.