Danger de moisissures
La plupart des saunas sont installés au sous-sol, ce qui nécessite de bien gérer l’humidité pour éviter de coûteux dégâts à moyen terme.
«L’air d’un sauna contient beaucoup de vapeur», explique Claude-Alain Roulet, professeur titulaire en physique du bâtiment à l’EPFL. Cette humidité provient de l’eau versée régulièrement sur les pierres chauffées ainsi que de la transpiration des occupants. L’humidité absolue, qui se mesure en grammes par m3 d’air, y atteint ainsi facilement 35 g par m3.
Mais la quantité maximale de vapeur d’eau par mètre cube augmente fortement avec la température. Comme la température est de 85°C, l’humidité relative, qui s’exprime en pour cent de la saturation y reste donc basse (10%), d’où l’impression de sécheresse qu’on ressent dans la cabine.
A l’inverse, à basse température (10°C par exemple), la vapeur d’eau condense au-delà de 9,4 g d’eau par m3. Le phénomène est bien connu en hiver des porteurs de lunettes, dont les verres s’embuent dès qu’ils passent de l’air froid de la rue à la chaleur d’un commerce ou d’un restaurant. Tout simplement parce que l’humidité du local condense au contact des verres encore froids.
Dès qu’on ouvre la porte du sauna, la vapeur d’eau gagne donc le sous-sol. En hiver, quand la température n’y est que de 10°C, cette humidité se transforme en gouttelettes sur les murs, ce qui forme, à la longue, des moisissures malsaines. Pour éviter ce phénomène, on aérera le local où se trouve la sauna après chaque utilisation.
Il est également impératif de ventiler aussi la cabine après usage, les panneaux isolants empêchant l’humidité de sortir, ce qui risque de faire moisir le bois.
Télécharger le tableau comparatif des 7 saunas