Avec quoi les boire?
Les rosés sont censés être tous terrains. Dans notre tableau, les vins classés 10e et 11e ne dépassent pas l’apéritif, en raison de leur pétillant, propre aux vins blancs. Des vins frais, légers et sans
grande structure (le 1er et le 4e) accompagneront des salades estivales. Le 2e et le 3e feront l’affaire sur un repas, à base de
poulet grillé ou même de grillades. Les autres œil-de-perdrix,notamment, conviennent en général à la cuisine asiatique et aux plats
aigre-doux, notamment si ces rosés gardent une pointe de douceur.
Un marché en plein développement
Selon une étude de 2007, le rosé, en progression constante, a passé la barre des 20% des vins consommés en France, premier producteur mondial. En Suisse, la consommation de vin rosé n’est pas connue. Seuls les stocks sont décomptés: à la fin de 2007, pour 76 millions de litres de vins blancs et autant de vins rouges indigènes, il y avait 11 millions de litres de rosé. La consommation équivaut aux stocks, si l’on extrapole les chiffres du Valais, qui calcule les ventes (en 2007, 2,2 millions de litres de dôle blanche, 1,89 d’œil-de-perdrix et 530 000 litres de goron, dont plus de 35% de vente en vrac). Neuchâtel passe pour un fief de l’œil-de-perdrix: la moitié du pinot noir serait vinifié de cette manière.
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