Un parfum de scandale
Pour l’ouverture de la foire Vinitaly, à Vérone, le magazine italien «L’espresso» a frappé fort. Sa une du 4 avril annonçait «Velenitaly», soit un jeu de mots sur «poison». Suivait une enquête d’une dizaine de pages. Parmi les vins visés, des rouges des Pouilles, vendus en supermarché en Italie à moins de 2 euros la bouteille.
Cette affaire reprend des investigations de la justice, à l’automne 2007. Deux entreprises productrices des Pouilles, contrôlées par la mafia locale, la Sacra Corona Unita, ont été démasquées. Elles avaient envoyé à une douzaine d’embouteilleurs du nord de l’Italie des millions de litres d’une mixture à base d’un tiers de jus de raisin fermenté, additionné d’eau, de sucre et de divers produits chimiques, dont les acides chlorhydrique et sulfurique, pour tenter de dissimuler la supercherie à l’analyse.
Coop et Denner ont tenu à rassurer leur clientèle, le 9 avril: aucun vin de leurs rayons n’est concerné. Denner a même confié des flacons au laboratoire d’analyse de Wädenswil (ZH) pour dissiper tout doute.
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Avec quoi les boire?
Généreux, les vins des Pouilles ne donnent pas dans la dentelle. Ils s’accommodent donc de mets méditerranéens, plutôt épicés, comme les pâtes à l’arrabiata, les polpettes, les charcuteries, les lasagnes ou les pizzas. Leur relative douceur, compensée par l’acidité, permet de les servir avec la cuisine asiatique (thaïe ou chinoise à l’aigre-doux), pour autant qu’on préfère le rouge au blanc, évidemment.