Le rosé marché porteur grâce aux femmes
Entre 2004 et 2006, les ventes de rosé ont progressé près de sept fois plus que pour les autres vins de Champagne. L’Observatoire économique des vignerons et maisons de Champagne y voit une «tendance de fond», plutôt qu’un «phénomène de mode».
Le marché est estimé à 40 millions de bouteilles de mousseux rosés. L’année passée, la Champagne en a fourni 21 millions, soit 6,6% du volume de champagne. L’export (47,5% du volume) a progressé de 60% par rapport à 2004.
Longtemps marché test, la Suisse avait boudé le rosé, «mais semble renouer», note l’étude, puisque, entre 2005 et 2006, la progression a été de 30%, toutefois loin derrière le Japon, 86%!
En Suisse, la proportion de rosé est de 6,7% (14,1% au Japon): sur les 5,4 millions de bouteilles de champagne exportées en 2006, 363 601 étaient du rosé. Le rosé est une excellente affaire… pour l’élaborateur: son prix s’est apprécié de 37% en dix ans, avec une moyenne de 20 e (34 francs) la bouteille en 2006. Pour la Suisse, la moyenne se situe à 16,6 e (28 fr.). Tant les maisons que le Comité interprofessionnel du vin de Champagne estiment que les femmes achètent plus volontiers du rosé, qui sert aussi souvent de cadeau.