
12 écrans d’ordinateur: la qualité est nuancée par leur rayonnement
Douze moniteurs sont passés sur notre banc d’essais. S’ils ont tous été jugés bons en matière de qualité, onze d’entre eux ont présenté un champ électromagnétique trop élevé.
A la veille des Fêtes, la tentation est grande de s’offrir un nouvel écran plat grand format pour son ordinateur. Histoire d’améliorer le confort de travail et de rendre plus agréable le visionnage de...
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Label de faible rayonnement TCO pas respecté
Le label suédois TCO édicte des règles précises concernant l’affichage, mais aussi les matériaux utilisés et leur possibilité de recyclage, la consommation électrique et le rayonnement électromagnétique. Pour ce dernier aspect, la norme TCO exige que le rayonnement soit réduit au minimum techniquement possible. Le problème n’est pas anodin, puisque les utilisateurs y sont souvent exposés quotidiennement et parfois durant de longues heures.
Seuil dépassé
Nous avons comparé le rayonnement électromagnétique émis par les douze moniteurs sélectionnés avec les valeurs admises par le TCO (lire l’encadré en page 35). Le laboratoire a donc mesuré les champs électriques et magnétiques de basse et de haute fréquences (5 Hz à 400 kHz), à une distance de 30 et de 50 cm de l’écran.
Si les champs magnétiques mesurés se situaient tous au-dessous du seuil toléré, il en allait autrement des champs électriques. En basse fréquence, la norme maximale est fixée à 10 V/m (volt par mètre).
Seul le moniteur de la marque Eizo, vainqueur de notre test, se situait en deçà et le modèle HP la dépassait légèrement (11.9 V/m). Les autres écrans étaient largement au-delà des 10 V/m, jusqu’à atteindre 24 V/m. En haute fréquence, la norme est encore plus stricte (1 V/m). Les valeurs mesurées chez Acer, AOC, Liyama, Hyundai et LG étaient deux à huit fois plus élevées.
Fabricants silencieux
Ce constat est d’autant plus accablant que, parmi les douze écrans testés, cinq affichaient le label TCO (Eizo, Benq, Philips, Fujitsu et Hyundai), alors que seul le modèle Eizo le mérite effectivement! Confrontés à cette étonnante découverte, les fabricants concernés ont refusé de s’expliquer.
Câbles aussi en cause
La source des champs magnétiques décelés ne provient pas uniquement des écrans, mais aussi de la qualité des câbles d’alimentation fournis par le fabricant. Nous l’avons vérifié en renouvelant le test avec des câbles blindés (disponibles dans les commerces spécialisés pour une vingtaine de francs). Résultat: le laboratoire a constaté que les moniteurs Philips, Fujitsu, Samsung, Asus et Benq respectaient dès lors la norme TCO.
En remplaçant les câbles bon marché fournis avec les écrans (voir photo A) par des câbles blindés (photo B), il est donc possible de réduire manifestement le rayonnement.
Critères du test
Le Laboratoire Müller-BBM de Planegg, en Allemagne, a été chargé de tester les douze moniteurs achetés en Suisse.
- Qualité d’image: test visuel – Quatre experts ont évalué la qualité des contrastes, de la luminosité, de la netteté et du rendu des couleurs. Ces aspects ont été observés aussi bien à l’affichage d’une image test que de la vidéo et du traitement de texte.
- Qualité d’image: test laboratoire – L’intensité lumineuse, les contrastes et la température des couleurs ont également été mesurés en laboratoire. Ces données ont été relevées dans plusieurs angles de vue.
- Facilité d’utilisation – L’analyse a porté sur la facilité d’installer chaque écran et sur celle à régler l’affichage.
- Consommation électrique – Le test a permis de distinguer les écrans les moins gourmands en énergie, aussi bien en cours d’utilisation qu’en mode veille.
- Rayonnement: dépassement de la norme TCO – Un autre laboratoire allemand (PZT Testing Consulting Certification, à Wilhelmshaven) a mesuré le champ électromagnétique des écrans, en comparaison à la norme TCO (lire l’encadré de la page 33).
