
9 mousses et gels à raser: pas blancs comme neige
Parmi les neufs produits testés, seuls deux sont dénués de composants potentiellement dangereux pour la santé. Deux produits, pourtant largement distribués, se placent en queue de peloton.
Finies les brûlures: une peau lisse, incroyablement douce au toucher, une sensation de fraîcheur, etc. Les fabricants de mousses et de gels à raser multiplient les arguments publicitaires. Au-delà de ces...
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Leçon de cosmétique
Des substances critiques entrent dans la composition des gels et des mousses à raser. Deux laboratoires spécialisés ont mis en évidence la présence de paraffine, de diéthyl-phtalate, de muscs polycycliques, de substances odorantes et de formaldéhyde dans les produits de notre test.
> Paraffine – utilisée comme additif alimentaire ou émollient en cosmétique, ses effets sont controversés: certains spécialistes affirment qu’elle n’est pas absorbée par le corps et donc non toxique; d’autres y voient le plus gros danger de pollution pour le corps.
> Diéthyl-phtalate – utilisé en cosmétique pour faciliter la pénétration dans les couches superficielles de la peau et pour prévenir les craquelures des vernis. Si certains phtalates sont reconnus toxiques, les diéthyl-phtalates sont d’usage général.
> Muscs polycycliques – produits toxiques et peu biodégradables, utilisés dans les parfums. Ils perturbent le métabolisme cellulaire et sont suspectés d’être mutagènes.
> Substances odorantes – il en existe des milliers, naturelles ou de synthèse, utilisées pour produire les parfums. Certaines peuvent déclencher des réactions allergiques à partir de quantités infimes.
> Formaldéhyde – puissant désinfectant et agent conservateur utilisé en cosmétique, reconnu cancérigène en 2006 par le centre international de recherche sur le cancer. Au-dessus d’une concentration de 0,1 millième de g/kg dans l’air, il peut irriter les yeux et les muqueuses, causant des conjonctivites, des maux de tête et des difficultés à respirer, accompagnées de douleur dans la gorge.
